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A Bordeaux : « C’est pas le moment de rajouter de la fracture à la fracture »

La place de la République se remplit à Bordeaux, tandis que le cortège du 1er-Mai se prépare à partir. Les membres de l’UNSA, syndicat des enseignants, se retrouvent sous les bannières installées.

Catherine Ambeau, 51 ans, enseignante à Pessac, au lycée professionnel, a tenu à être là, « après le second tour de la présidentielle, pour montrer la mobilisation du peuple réformiste avec tout le symbole qu’il y a derrière le 1er-Mai ». Plusieurs sujets doivent être pointés selon elle, par exemple la question de la réforme des retraites. « Nous voulons mettre la pression sur Emmanuel Macron. La retraite à 65 ans, c’est non », affirme-t-elle.

Surtout dans un contexte électoral qui a vu l’extrême droite gagner des points au second tour. « On veut défendre la démocratie, comment on fait ensemble pour que tout le monde puisse vivre dignement son parcours qui commence à l’école, puis quand on travaille et ensuite à la retraite », poursuit Catherine Ambeau.

Elle précise que le syndicalisme a toute son importance pour ce nouveau mandat. « Le syndicalisme existe encore, il a porté et apportera encore de grandes réformes sociales et on se bat ensemble au quotidien. Le réformisme n’est pas mort, il y a beaucoup de choses à faire et beaucoup de réformes sont venues des syndicats. Macron a dit qu’il consultera les syndicats et j’espère qu’il le fera, que le réformisme et le dialogue social seront mis sur la table », conclut-elle.

A ses côtés, Dominique Corona, 54 ans, secrétaire général adjoint de l’UNSA, qui vit à Paris mais se trouve en vacances dans le coin et a tenu à soutenir ses camarades locaux. Au sujet de la réforme des retraites, il est optimiste : « Je pense que Macron peut revenir dessus. Le pays est déjà fracturé, c’est pas le moment de rajouter de la fracture à la fracture. »

Claire Mayer (Bordeaux, correspondante)