1er-Mai, en direct : « On s’approche du but », déclare Jean-Luc Mélenchon à propos d’un accord entre les partis de gauche en vue des législatives

Philippe Martinez (CGT) : « Emmanuel Macron connaît les messages, mais il faut qu’il les entende »

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez,  sur la place de la République à Paris, le 1er mai 2022.

Quelques minutes avant le début de la manifestation parisienne, place de la République, les leaders syndicaux ont pris la parole devant les journalistes. Ce 1er-Mai, qui intervient une semaine après le second tour de l’élection présidentielle, constitue « une opportunité exceptionnelle pour montrer que les exigences sociales sont toujours là », assure Philippe Martinez, le patron de la CGT.

En tête des attentes, il y a ce que « l’on entend dans les entreprises », c’est-à-dire les salaires, a-t-il précisé, en affirmant que la revalorisation du smic, en vigueur depuis ce dimanche (+ 2,65 %), ne suffit pas. « La qualité de l’emploi » pose aussi problème, avec un nombre croissant de « précaires ». Sans oublier, bien sûr, « la protection sociale et la question des retraites ».

« C’est une manifestation sociale », a-t-il indiqué, centrée sur les enjeux « sociaux et environnementaux », même si « l’actualité politique est riche ». Emmanuel Macron « connaît tous ces messages, mais après, il faut qu’il les entende, et ce n’est pas son point fort ».

S’agissant de la promesse du chef de l’Etat de se montrer plus à l’écoute que lors de son premier mandat, M. Martinez remarque que « ce n’est pas la première fois » que le locataire de l’Elysée tient un tel discours. « La meilleure façon de le faire changer, c’est qu’il y ait du monde aujourd’hui et dans les jours à venir, dans les entreprises, dans les services, a-t-il poursuivi. C’est ça, la meilleure réponse pour lui déboucher les oreilles. »

Au sujet de la réforme des retraites, M. Martinez pense qu’elle peut déclencher des « mobilisations avant la rentrée [de septembre], car le niveau de mécontentement (…) est très fort », en lien avec les régimes de pension, mais aussi avec les salaires. Selon lui, « il ne faut pas jouer avec le feu. Souvent, on se brûle ».

Une poignée de « gilets jaunes » étaient présents devant le service d’ordre qui entourait les dirigeants de syndicat. « On est les vrais révolutionnaires, nous », a lancé l’un d’eux, un drapeau français à la main. Lui et d’autres ont chanté les refrains habituels (« On est là », « Emmanuel Macron, président des patrons »).

Bertrand Bissuel